Étude data-driven · Baromètre du Numérique

Moteurs de recherche vs IA générative

comment les Français cherchent l’information en 2026 ?

À partir des microdonnées du Baromètre du Numérique, cette étude analyse la place prise par les IA génératives dans la recherche d’information et mesure dans quelle mesure elles concurrencent déjà les moteurs de recherche.

Publication : février 2026Enquête : juin 2025Population : 12 ans et plusÉchantillon : 4 145 répondants
À noter : les données analysées proviennent d’une enquête réalisée en juin 2025 auprès de 4 145 personnes et publiée dans l’édition 2026 du Baromètre du Numérique.
48,28 %de la population utilise l’IA générative
73,04 %des utilisateurs d’IA recherchent de l’information au moins plusieurs fois par mois
60,42 % vs 28,54 %moteur de recherche vs IA générative pour rechercher une information
43,40 % vs 39,19 %moteur vs IA chez les 18-24 ans

1. L’IA générative est-elle devenue un usage grand public ?

L’adoption atteint 48,28 % parmi les personnes de 12 ans et plus. Il s’agit d’un usage déjà large, mais inégalement réparti selon les profils.

Adoption par âge

12-17 ans
59,02 %
18-24 ans
84,50 %
25-39 ans
73,47 %
40-59 ans
47,64 %
60-69 ans
32,61 %
70 ans et plus
14,64 %

Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus.

Lecture descriptive

Les 18-24 ans affichent le niveau d’adoption le plus élevé, devant les 25-39 ans. L’usage décroît ensuite avec l’âge. Ces écarts décrivent des associations observées dans l’enquête ; ils ne permettent pas d’établir une causalité.

Le taux est également élevé parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures, ainsi que parmi les diplômés du supérieur.

2. Qui utilise le plus l’IA générative ?

Par diplôme

Diplômé du supérieur
64,68 %
BAC
53,41 %
BEPC
34,10 %
Non diplômé
19,46 %
12-17 ans
59,02 %

Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus.

Par CSP

Profession Intermédiaire
58,75 %
Retraité
19,00 %
Employé
54,76 %
Autre inactif
65,06 %
Cadre et profession intellectuelle supérieure
75,73 %
Agri. exploitant, artisan, commerçant et chef d'entreprise
76,66 %
Personne au foyer
49,43 %
Ouvrier
37,86 %

Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus.

3. À quoi les Français utilisent-ils l’IA ?

Les résultats ci-dessous désignent les usages déclarés au moins plusieurs fois par mois, parmi les utilisateurs d’IA générative.

Aide aux devoirs et apprentissage
43,58 %
Rédaction, traduction et amélioration de texte
57,44 %
Création de contenus, images, photos et vidéo
42,40 %
Programmation, codage, traitement de données
30,18 %
Recherche d’informations
73,04 %
Trouver de nouvelles idées
56,97 %
Discussions et interactions avec l’IA
41,23 %

Champ : utilisateurs d’IA générative.

4. La recherche d’information est déjà le premier usage de l’IA

73,04 %au moins plusieurs fois par mois
20,94 %tous les jours
34,22 %utilisent l’IA quotidiennement pour au moins un usage

Champ : utilisateurs d’IA générative. Les usages « plus rarement », « jamais », les non-réponses et les valeurs hors champ ne sont pas inclus dans le premier KPI.

5. Moteurs de recherche ou IA : quel outil est privilégié ?

Quand un outil doit être privilégié pour rechercher une information, les moteurs de recherche restent majoritaires.

Moteur de recherche
60,42 %
IA générative
28,54 %
Autre outil numérique
7,49 %
Autre méthode
3,55 %

Champ : utilisateurs d’IA générative ayant fourni une réponse exploitable à la question sur l’outil privilégié pour rechercher une information.

Focus 18-24 ans : l’écart se réduit fortement : 43,40 % privilégient encore un moteur, contre 39,19 % une IA générative. Les données ne montrent ni un remplacement, ni une égalité des usages.
ÂgeMoteurIA générativeAutre outil numérique
12-17 ans61,43 %29,71 %Effectif insuffisant
18-24 ans43,40 %39,19 %Effectif insuffisant
25-39 ans53,25 %32,40 %11,34 %
40-59 ans68,71 %22,30 %5,01 %
60-69 ans68,52 %25,07 %Effectif insuffisant
70 ans et plus74,47 %Effectif insuffisantEffectif insuffisant

6. ChatGPT domine largement les usages de l’IA générative

Il s’agit du service d’IA principalement utilisé par les répondants, et non d’une part de marché.

ChatGPT
63,30 %
Deepseek
2,84 %
Bing Chat (Microsoft Copilot)
3,62 %
Gemini (ex Bard)
12,81 %
Midjourney
1,79 %
Github Copilot
1,84 %
Perplexity
1,89 %
Le Chat (Mistral AI)
5,93 %
Adobe Photoshop IA
2,08 %

Champ : utilisateurs d’IA ayant indiqué un service principalement utilisé.

7. Les utilisateurs vérifient-ils les réponses produites par l’IA ?

64,33 %vérifient souvent ou systématiquement
Rarement
29,13 %
Systématiquement
21,36 %
Souvent
42,97 %
Jamais
6,55 %

Champ : utilisateurs d’IA ayant répondu à la question sur la vérification des informations.

8. Ce que ces usages changent pour le SEO et le GEO

Analyse éditoriale — Consultant GEO Paris

Les données montrent une coexistence plutôt qu’un remplacement immédiat des moteurs de recherche. Une part croissante des internautes recherche désormais directement de l’information dans les interfaces d’IA, alors que les moteurs restent dominants dans le choix déclaré des utilisateurs.

Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc plus de choisir entre SEO et GEO, mais de travailler leur visibilité dans les deux environnements : pages indexables et performantes pour les moteurs traditionnels, mais aussi contenus structurés, citables et suffisamment fiables pour être repris par les moteurs génératifs.

9. Méthodologie

Source : Baromètre du Numérique — édition 2026. Enquête menée par le CREDOC en juin 2025, auprès de 4 145 personnes de 12 ans et plus. Les résultats sont redressés ; les pourcentages de cette étude sont recalculés à partir des microdonnées et de la pondération POND.

Les champs diffèrent selon les questions. Les croisements dont l’effectif brut est inférieur à 30 ne sont pas publiés. L’adoption est définie par au moins un usage IA renseigné parmi FREQIA1 à FREQIA8 ; ce choix retire un unique cas non-réponse de la définition simplifiée FREQIA1 != NA.

Télécharger les données retraitées de l’étude (.csv)

Ce fichier agrégé reprend uniquement les statistiques utilisées dans les graphiques. Il ne republie aucune réponse individuelle.

10. Limites de l’analyse